
Retrouvez Keren et Nathan dans le tome 1 de Sublutetia, La Révolte de Hutan, aux éditions Didier Jeunesse.
Sortie le 19 octobre 2011

Vive le feuilleton !
Le mot « feuilleton » a connu des fortunes diverses au cours du temps. Et si je me permets d’en parler, c’est parce que Sublutetia était justement, au tout départ, un roman-feuilleton.Publié par Eric le 08-02-2012
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Vieilles machines et nouvelles technologies
Il n’y a pas très longtemps, un mien cousin m’avait fait remarquer, à juste titre, le « refus de la technologie récente » dans Sublutetia. Il est vrai qu’on n’y croise pas de téléphones mobiles, que les appareils photos n’y font pas long feu, qu’Internet y est à peine évoqué. Le paradoxe, c’est que dans le « civil », si j’ose dire, j’écris précisément sur ces sujets, à longueur d’année, dans le cadre de mon activité journalistique. Il ne s’agit donc pas d’un manque d’intérêt – ou de connaissances – de ma part. En vérité, je trouve la technologie actuelle profondément… inesthétique, et peu ou pas du tout pittoresque (dans le sens premier du mot « digne d’être peint »). Il y a deux ans environ, j’avais participé à une interview du peintre Jansem, pour un blog auquel je collaborais. Même si mon rôle avait surtout consisté à tenir la caméra, j’avais néanmoins pu glisser cette question : « peindriez-vous des objets technologiques modernes ? ». M. Jansem m’avait alors désigné un ventilateur qui trainait dans un coin de son atelier, pour me répondre : « Mais bien sûr ! Regardez ce ventilateur : je l’ai déjà peint dans plusieurs tableaux ». Sa réponse semblait aller dans le sens inverse de mon intuition, mais en réalité, elle apportait de l’eau à mon moulin : son ventilateur devait avoir 50 ans au bas mot, tout en bakélite et en métal chromé. C’était sans doute sa conception des « nouvelles technologies » : le fait est qu’il n’y a ni écran plasma, ni lecteur CD, ni iPhone, ni PS3 dans ses tableaux. Les objets en question ne sont pas forcément laids, du reste : l’art du design est passé par là. Il y a de beaux écrans de télévisions, de beaux téléphones portables… Mais pour en revenir à mon point de départ, toute cette technologie moderne , du point de vue du roman, ne me paraît pas très propice au rêve, et n’est pas non plus très excitante à décrire.Publié par Eric le 23-12-2011
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Sublutetia, Tome 2 : au bonheur des titres
Il n’aura échappé à personne que Sublutetia : La Révolte de Hutan portait la mention « Tome 1 ». Et si vous en êtes venu à bout, vous aurez également remarqué que le nom du tome 2 est déjà annoncé en fin de volume : Le dernier secret de Maître Houdin. J’ai une ou deux petites choses à dire à ce sujet.
La première va de soi : ce deuxième tome, à la différence du premier, mettra en scène un personnage qui a vraiment existé. Bien sûr, on retrouvera Keren et Nathan, mais leur histoire s’entremêlera avec celle d’une figure quasi-historique : l’illusionniste Jean-Eugène Robert-Houdin, père de la « magie moderne ». Dans ce tome 2, on parlera donc de prestidigitation, d’illusions, mais aussi de sciences puisque non content d’être un magicien de génie, M. Robert-Houdin était un inventeur, pionnier aussi bien en optique qu’en électricité. Sans trop en dire, le roman (que je viens de finir d’écrire, ce en quoi j’ai été récompensé par une bronchite) fera de nombreux retours dans le passé pour nous en apprendre davantage sur ce fameux « dernier secret », et sur la manière dont il se rattache à l’histoire de Sublutetia. Que vous dire d’autre, si ce n’est que ce tome 2 sera plus épais, et qu’il ne se cantonnera plus aux souterrains ? Ah, mais si, bien sûr…
Immédiatement après avoir validé le nom de ce deuxième tome (j’ai toujours été calamiteux en titres, et c’est à Michèle, mon éditrice, que revient la trouvaille), un doute m’est venu : était-il correct ? Je ne dis pas « bon », mais bien « correct ». En effet, contrairement à ce que l’on croit d’ordinaire, Robert-Houdin est un nom de famille (vous aurez remarqué le tiret), et non pas un prénom et un nom. C’est vrai, Robert-Houdin s’appelait parfois lui-même « Houdin » (il s’agit, en réalité, du nom de famille de sa première femme qu’il avait accolé au sien). Mais qu’en diront les exégètes du grand magicien ? Me pardonneront-ils cette familiarité ? Faudra-t-il changer le titre ? Tout cela me renvoie à deux grands traumatismes de mon enfance. Pas de panique : ceux qui me connaissent ont fini par comprendre que quand je parle de « traumatisme », je me réfère en général à un quelconque souvenir de lecture, de cinéma ou de télévision qui a pu bouleverser deux ou trois soirées de mon enfance. Et c’est bien ce dont il s’agit ici.
Le premier de ces « traumatismes », donc, concerne Star Wars. Etant né en 1973, j’ai vu la première trilogie à peu près à l’époque de sa sortie. « A peu près », car j’ai commencé en réalité par L’Empire Contre Attaque en 1980, vu quelques semaines après une reprise de La Guerre des Etoiles (sorti initialement 3 ans plus tôt), et enfin Le Retour du Jedi en 1983. Seulement, durant les trois années qui ont séparé le deuxième et le troisième épisode, il s’est passé quelque chose de terrible. Pendant une période, alors que les fans – dont j’étais, dont je ne suis plus – trépignaient, le film s’est appelé La Revanche du Jedi. Il y a eu des T-shirts, des articles, des publicités portant ce titre… Et puis, peu avant la sortie du film, George Lucas a décidé de transformer la « revanche » en « retour ». Voilà qui donnait un caractère parfaitement irréel à tout ce qui avait précédé : c’est comme s’il y avait eu un autre film, jamais sorti, coincé dans les limbes. Il n’en fallait pas plus pour rendre temporairement fou un jeune garçon qui n’a pas d’autres sujets de contrariété.
Dans le même ordre d’idée, mon deuxième « traumatisme » est lié à James Bond. Une coutume consistait, pendant longtemps, à annoncer le titre du prochain film à l’issue du générique de fin : « James Bond will return in… ». A la fin de L’Espion qui m’aimait, on pouvait lire « James Bond will return in For Your Eyes Only » (James Bond sera de retour dans Rien que pour vos yeux). Or, le film qui a suivi L’Espion qui m’aimait, c’était en fait Moonraker, Rien que pour vos yeux devant sortir encore après (il y a une raison à cela, bien sûr, mais je vous laisse la chercher). A une époque où il n’y avait pas Internet pour tout savoir sur tout, cette inversion m’avait copieusement perturbé.
Le tome 2 de Sublutetia sortira-t-il donc sous le titre annoncé, ou sous une légère variante ? Cela, vous le saurez dans… moins d’un an.
Publié par Eric le 06-12-2011
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Dédicaces et questions (presque) existentielles
Comme j’ai été naïf, dans mes jeunes années, de penser que le travail de l’écrivain consistait à écrire son livre à la flamme d’une bougie, et à envoyer les pages à son éditeur ! Le fait est qu’à la lumière de l’aventure Sublutetia, j’ai pu me rendre compte que de nombreuses étapes, parfois invisibles pour le grand public, jalonnaient la vie d’un livre… et donc de son auteur. Parmi celles-ci, il y a les séances de dédicaces ; et ces dernières débuteront pour moi dans une quinzaine de jours.Publié par Eric le 14-11-2011
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Fleuves et lacs souterrains
Des lacs sous Paris ? Durant leurs aventures, Keren et Nathan sont amenés à découvrir des cours d’eau, et même un lac, qui se cachent sous Paris, bien loin de la surface. Tout cela a-t-il le moindre fondement, ou n’est-ce que pure imagination ? Il y a, en réalité, un peu des deux.
L’idée d’un lac souterrain n’est pas neuve, puisqu’elle est déjà abondamment exploitée dans le roman Le Fantôme de l’opéra de Gaston Leroux. Son héros se déplace dans une barque, sur une rivière souterraine qui se jette dans un lac situé juste sous l’Opéra Garnier. Le cinéma a immortalisé cette image pour le meilleur et souvent pour le pire. En réalité, il n’y a jamais eu de lac sous l’Opéra Garnier, mais une immense cuve en béton, construite en même temps que l’édifice et effectivement remplie d’eau, qui sert à assurer la rigidité de certaines parties. Quant à la rivière, appelée la Grange-Batelière, elle existe… A ceci près qu’elle ne passe pas sous l’Opéra Garnier, mais sous le magasin du Printemps, un petit peu plus loin. La rue qui porte son nom permet de localiser approximativement son emplacement réel. Il faut noter que c’est cette rivière qui, du temps de Lutèce, fournissait l’une des deux sources d’eau potable de la ville, l’autre étant la Bièvre (également devenue souterraine sur sa partie parisienne !).
Publié par Eric le 02-11-2011
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