Cadeaux de Noël

Je sais, il est de bon ton de critiquer « l’esprit de Noël », d’en dénoncer l’hypocrisie, etc. On ne se refait pas : nous autres, français, avons l’esprit retors et quelques scrupules à nous abandonner à la liesse générale. La candeur nous est suspecte, et le premier degré est définitivement persona non grata. C’est ce qui fait notre charme ; et c’est aussi ce qui fait que toutes nos cérémonies officielles ressemblent à des enterrements, alors que chez les anglo-saxons, on a toujours l’air de bien s’amuser. Tout ceci pour dire que moi, je n’ai pas du tout envie de bouder cette période où tout concourt à ce que l’on passe un bon petit moment loin des soucis (à condition de ne pas avoir de bec et de plumes blanches, bien entendu).

Je crois être à peu près au point sur les cadeaux. Et en pointant ma liste, je n’ai pu m’empêcher de repenser aux « cadeaux de Noël » que j’avais le plus attendus au cours de ma vie. Evidemment, c’est durant l’enfance que tout cela est le plus intense. Je ne vais pas vous infliger une liste exhaustive (et je doute de pouvoir tout me rappeler), mais juste une petite sélection.

(merci à www.pulps.fr pour la photo que j’ai piquée sans vergogne)
Bon, on commence donc par le jouet Goldorak que j’avais eu au Noël 1979. J’en rêvais la nuit, de ce robot en métal et de sa soucoupe ! Au final, je n’y ai pas tant joué que ça. Pour m’amuser, il me fallait un univers complet. Et contre qui je pouvais le faire se battre, ce robot ? Pas contre mes autres jouets, en tous les cas. Et puis, je n’arrêtais pas d’égarer les poings éjectables. Enfin en tous les cas, je l’ai attendu comme on cherche le Saint Graal.
La même année, j’ai eu également ceci :

eric joue bigjim

 

Cette jeep Big Jim, qu’est-ce que j’ai pu l’utiliser, en revanche ! D’ailleurs, je l’ai toujours quelque part dans un carton. Les phares qui s’allument, les roues montées sur suspension, le projecteur sur le capot… Ca, c’était du beau jouet ! Et au cas où vous poseriez la question… OUI, c’est bien moi sur la photo à cette même époque.

Bon, ça, c’était plus tard, bien sûr. Je devais être en CM2, à vue de nez. Ce qui nous amène à l’année 1983. Là encore, j’étais complètement obsédé par ce jouet. Pour info, c’était l’équivalent pour la série de jouets « Les Maîtres de l’Univers » (Musclor, Skeletor, etc) de… hum… la maison de Barbie. Sauf qu’à la place de la coiffeuse ou du lit à baldaquin, il y avait des trappes, des râteliers d’armes, des engins de torture divers. J’avoue que là aussi, je me suis dit, en ouvrant la boîte : « Mmm… alors, c’est… juste ça ? Je le pensais plus grand ». C’est vrai que c’était bien cher (à l’époque : 300FF, soit moins de 50€ d’aujourd’hui) pour ce que c’était. Mais le même Noël, j’avais eu des tas d’autres chouettes cadeaux, comme les Dingodossiers de Gotlib et Goscinny.

Le collège, ça a été ma grande période « jeux de rôles » (personne n’est parfait, pas vrai ?). Et même si l’Appel de Cthulhu était passé par là, tempérant mon attrait pour le médiéval-fantastique, j’avais craqué pour ce jeu centré sur les légendes Arthuriennes. Je n’y ai pas tant joué que ça, mais je n’exclus absolument pas de m’y remettre à l’occasion !

Voilà un petit saut temporel. Nous sommes en 1988 et je suis en seconde. Ce n’est pas l’Atari ST qui a développé mon côté geek, mais nul doute qu’il y a grandement contribué. Un ordinateur que j’ai gardé un certain temps, et à qui je dois d’avoir appris beaucoup de choses en matière de programmation. A l’époque, tout le monde pensait que je deviendrai informaticien. J’ai même dû le penser (et le vouloir) moi-même. Mais la vérité, c’est que cet Atari m’a surtout servi de machine à écrire pour rédiger mes premières nouvelles (enfin… pas les premières au sens strict, mais pas loin tout de même).

Ah, les livres de Huitième Art sur les séries TV… A l’époque, je fréquentais beaucoup la librairie des regrettés époux Oswald. J’étais fan du Prisonnier, et bien sûr de Chapeau Melon et bottes de cuir. Les deux premiers ouvrages co-écrits par Alain Carrazé (la mémoire vivante des séries) dans cette collection n’étaient pas donnés, mais déployaient une iconographie de dingue. J’ai en revanche un doute sur l’année : 1990 ou 1991 ?

Et bien voilà… Je pourrais continuer, bien entendu, mais je crois que ce tour d’horizon est déjà assez représentatif de mes lubies à travers les (mes) âges ! Et vous, au fait, vos « cadeaux-cultes », quels étaient-ils ?

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