Un bureau

En écrivant ce billet, je ne présuppose que vous creviez d’envie de savoir, absolument, dans quelles conditions j’écris. En revanche, puisque vous êtes là, je mise sur votre curiosité naturelle (celle qui nous pousse à ouvrir des comptes Facebook, vous savez). Et puis, moi, ça me fait plaisir de vous faire faire le tour du propriétaire. Voici la photo, on se retrouve juste en dessous.

bureau

 

Bien, alors, qu’avons-nous là… Pour commencer, vous remarquerez que je n’ai pas rangé mon bureau (le meuble, je veux dire). Il y a deux raisons à cela. La première, c’est la flemme. La seconde, un souci de vérité : il me semblait important de montrer qu’en général, sauf cas de force majeure, je peux cohabiter avec une boite de recharges anti-moustiques (à gauche) et un spray lubrifiant au téflon (le capuchon vert, à droite).
Je ne voue pas un culte particulier au film de l’affiche (même si je l’aime beaucoup), mais je trouve celle-ci jolie, et en plus, comme ça, j’ai l’impression qu’un ami veille sur moi (mon âme damnée Emmanuel est fou de films noirs).

Elément incontournable d’une journée d’écriture : le petit bateau à thé en bambou, sur le meuble entre le bureau et le piano. Il est creux, et on peut donc y verser l’eau qui a servi au préchauffage de la tasse (oui : il est primordial de préchauffer sa tasse avant d’y verser le thé !). Un de mes objets préférés au monde. Je me sers déjà moins de la loupe à côté, mais le globe terrestre, lui, est là pour me rappeler mes carences en géographie. Je précise du reste qu’il est totalement à côté de la plaque, en cela qu’il date de la fin des années 40. Mais vous commencez à me connaître : ce n’est pas ça qui va me déranger.

Sur le piano, dont je ne désespère pas de savoir bien jouer un jour (je stagne faute d’entrainement, et je reste débutant), une lampe à pétrole. Une acquisition toute récente, mais vous remarquerez qu’elle est remplie : je me sers donc de cette lampe. Je déteste la lumière électrique, et le soir (ou quand il fait sombre), je raffole de cette ambiance chaude.

Le reflet ne permet pas de voir que les petits cadres contiennent des gravures de ballons dirigeables, clin d’oeil à Sublutetia 2. A côté, au mur, une jolie création de Delphine Jacquot. Bizarrement, je n’avais pas noté le nom de l’artiste au moment de l’achat. J’imaginais qu’un vieux dessinateur totalement fou avait commis cette oeuvre digne d’un rêve de Terry Gilliam… et j’ai été bien étonné quand, lors d’un salon, j’ai fait la connaissance de la jeune et jolie artiste (totalement saine d’esprit pour ce que j’ai pu en voir). J’adore cette chose : j’y découvre de nouveaux détails perpétuellement.

Les petites étagères ont été rajoutées sur le tard, il y a quelques mois, et elles constituent autant mon « paysage » au quotidien que ce que je vois de ma fenêtre (à savoir, un arbre, des jolis petits immeubles, et un pigeon à l’air pas très aimable posé sur un réverbère). L’étagère du bas, ce sont les armes de première nécessité : le Grevisse (la bible des tordus de la grammaire), un dictionnaire d’anglais, un précis de grammaire latine, et un dictionnaire latin-français. Le fameux Gaffiot. Mais comme je m’en voudrais de donner à tout cela un aspect trop sinistre, j’ai quand même posé un robot en fer blanc devant. Un dico de latin, ça ne sert pas tous les quatre matins ? Détrompez-vous : et je ne développerai pas.
L’étagère intermédiaire, elle, supporte les livres dont j’ai besoin pour les travaux en cours. Je vous en reparlerai, mais je suis en plein roman historique-antique, en ce moment. On trouve donc diverses choses sur l’armée romaine, l’histoire antique en général, etc. Son contenu sera amené à changer dès décembre prochain.
L’étagère du haut, c’est le temple érigé à la gloire de mon idole, Mark Twain. Lui aussi, j’aime bien le savoir dans le coin. Faute de place, il partage un peu de son espace avec des copains, mais sur le principe, cette étagère est la sienne.

Ah, dernière chose : à gauche, on voit un morceau de chat. C’est Ebène, le démon familier. On notera que dès le matin, il a l’air mauvais.

Bien, c’est l’heure du thé. A la prochaine !