D’Arthur à Jules

En CM1 ou en CM2, on avait un petit livre de lecture plutôt moins ringard que le Lagarde et Michard, avec une manière de présenter les textes assez sympathique. Un beau matin, j’étais tombé (un peu par hasard, parce que je n’ai pas le souvenir qu’on l’ait étudié en classe) sur un passage tiré de la légende arthurienne (à vue de nez, de Le Morte Darthur) ; celui où Arthur, blessé à mort, demande à Perceval d’aller lancer l’épée Excalibur à la mer. Il n’en fallait pas plus : en quelques lignes, j’étais conquis et j’allais me mettre à lire (dans des versions plus ou moins expurgées et avec, en amuse-gueule, le mythique recueil de Laurence Camiglieri) tout ce que je pouvais trouver à propos du cycle Arthurien. Tout cela se trouva conforté par la découverte du film Excalibur de John Boorman – un éblouissement qui n’a toujours pas faibli à mes yeux.

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A cette époque, je ne nourrissais pas d’intérêt particulier pour l’antiquité. Autour de moi, en primaire, les jeunes gens qui ne s’intéressaient à rien avaient tous au moins un bouquin illustré sur la vie dans la Rome ou la Grèce antique, voire des figurines Starlux de légionnaires ou de gladiateurs. Je trouvais le moyen-âge plus mystérieux, plus brumeux, et l’antiquité somme toute très – trop – lumineuse.

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Arrivé à la vingtaine, tout cela a changé (mais qu’est-ce qui ne change pas à la vingtaine, hein ?). Lassé par l’imagerie médiévale véhiculée par l’heroic-fantasy moderne (même si, en bon gros snob, je continuais à me repaître de classiques du genre, ceux des années 30-50), je me suis mis à lire, tout d’abord, des mythes grecs (merci Robert Graves), puis l’Illiade, l’Odyssée (découvrant à mon grand étonnement que je préférais le premier des deux), l’Enéide, tout ça avant de sombrer dans « la dure » : Tacite, Suétone, Hérodote, Apulée et les copains. Au passage, je me suis découvert une passion pour le paradoxal Jules César, et de manière générale, pour la fin de la République. Pourquoi ? Sans doute parce que cette époque ressemble beaucoup à une version expurgée de la nôtre, la technologie en moins.

vintagefestTout ça pour dire que mon prochain roman se passera (en partie) dans la Rome antique ; que je l’ai presque terminé et que ça n’aura pas été facile. Mais on aura l’occasion d’en recauser par ici : j’ai évidemment beaucoup de choses à en dire !

D’ici là… valete.

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