Paris Dessus / Dessous

Hier, j’avais l’honneur d’être jury du concours Paris Dessus / Dessous organisé par le Pavillon de l’Arsenal et Paris Mômes. L’objet du concours était d’imaginer un Paris souterrain (à partir d’un dessin de base, même si certains s’en sont allègrement affranchis), et on comprendra sans mal que l’idée me parlait pas mal a priori. Evidemment, l’entreprise avait un caractère un peu intimidant. Pas tellement en soi, mais parce que j’étais pour l’occasion entouré d’éminents architectes, urbanistes… bref, des individus qui ne se contentent pas de rêver Paris devant un clavier, comme moi, mais qui le transforment pour de bon. Mais mon appréhension s’est envolée en chemin : une bonne averse de grêle qui vous tombe dessus quand vous êtes à scooter, rien de tel pour vous remettre les idées en place ! Je suis arrivé trempé jusqu’à l’os, glacé, rêvant d’un bol de Viandox fumant, et au final, comme tout le monde était charmant, j’ai mis mon éternel complexe dans ma poche.

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Bon, et les dessins, alors ? Evidemment, je ne peux rien déflorer avant la remise officielle des prix. Mais que de belles choses ! Si certains dessins se détachaient par une certaine maitrise technique, la plupart regorgeaient d’idées incroyables. En fait, comme je l’ai dit lors des délibérations, je crois qu’il n’y a aucune idée, dans la trilogie Sublutetia, qui n’ait été présente dans les dessins que j’ai vus hier. On retrouvait les champignons, le réseau d’air comprimé, la voûte qui apporte la lumière, les animaux égarés (même si on faisait bizarrement beaucoup plus dans la baleine bleue et le dragon que dans le singe), et même, même… une grande roue qui sert de générateur d’énergie ! Ca, c’était le bouquet. Il y avait des choses plus originales, auxquelles je n’avais pas pensé : des agences Sofinco souterraines, par exemple. Mais pourquoi pas, après tout : même quand on est poursuivi par un orang-outan, on peut avoir besoin d’un petit crédit à la consommation.

DSC_0287On pourrait en conclure que j’ai, au fond, l’imagination d’un enfant de neuf ans.
En réalité, c’est un peu différent : j’ai l’imagination de plusieurs enfants de neuf ans.

Bravo aux concouristes, en tous les cas, que j’ai hâte de rencontrer lors de la remise des prix.

 

2 réflexions au sujet de « Paris Dessus / Dessous »

  1. Il y a quelques dessins parmi les gagnants qui sont publiés dans Paris Mômes (qui sort mercredi 27 novembre avec Libération) mais on connaîtra l’intégralité des résultats lors de la remise des prix à l’Arsenal dimanche 1er décembre à 12h. Alors rendez-vous le 1er. Et contente de te revoir. Chantal

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