Sublutetia 3 : un souvenir d’Avalon

Il y a maintenant plus de dix ans, je m’étais lancé dans l’écriture d’un roman appelé Avalon. Celui-ci n’a jamais été publié, peut-être parce que je n’avais pas assez insisté, et plus probablement parce que je n’étais pas encore un auteur assez mûr. Ce n’était pas un roman jeunesse, mais… c’était un roman sur la jeunesse. Il racontait l’histoire d’un jeune homme, Parker, qui, parvenu à la trentaine, désespérait de ne pas retrouver dans sa vie actuelle l’enthousiasme et le mystère qu’il avait connu durant l’enfance. Il décidait alors, avec son meilleur ami, de « recréer » une semaine de vacances d’enfance, afin de comprendre ce qui lui faisait défaut, de déterminer là où il aurait fait un mauvais choix. A quel moment de notre vie d’adulte les choses cessent-elles d’être magiques ? Quand perd-on notre capacité d’émerveillement ? C’était le sujet de la première partie de ce roman, raconté à la première personne par l’ami de Parker. La seconde partie, elle, penchait du côté du roman d’aventures : le fameux narrateur disparaissait, et Parker se lançait à sa poursuite jusqu’en Bretagne. Là devait se trouver Avalon, une espèce d’endroit enchanté dont les deux amis avaient rêvé durant leur enfance, sans que l’on sache s’il s’agissait d’un pur fantasme ou d’une extrapolation à partir de bribes de souvenirs.

SONY DSC

Avalon voguait donc entre deux eaux, moitié roman introspectif bien français, moitié roman d’aventures plus anglo-saxon. Un ami m’avait dit « tu devrais en faire un roman jeunesse » ; indirectement, j’ai suivi ses conseils. Il m’est apparu clairement, à cette remarque, que c’est le roman jeunesse qui convenait à mon univers. Et si je n’ai aucun désir de réécrire ce livre – ce qui est fait est fait – il est indéniable qu’on en retrouve beaucoup dans Sublutetia 3. Le Ventre de Londres comporte aussi un Avalon, un peu différent bien sûr ; et à nouveau, c’est un lieu où se cristallisent des souvenirs d’enfance. Il me semblait important de « boucler la boucle » Sublutetia en finissant par là où j’avais, en un sens, commencé. Pas étonnant, donc, qu’il y ait dans ce troisième volume un parfum de nostalgie qui était absent des premiers.

Plus que deux jours, et vous pourrez m’en donner des nouvelles !

2 réflexions au sujet de « Sublutetia 3 : un souvenir d’Avalon »

  1. C’est peut-être le moment d’aller en Brocéliande (ou forêt de Paimpont), ce n’est plus ce que c’était, mais je pense que cela peut encore t’inspirer de nouvelles aventures. Le Manoir du Tertre est rénové et redevenu un lieu d’hébergement, quasiment en pleine forêt. Bonne chance ! et bravo !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>