Arjuna Banerjee est surnommé « le détective du rêve ». Il affirme ne posséder aucune qualité de déduction hors du commun, contrairement à d’autres détectives dont il est contemporain. Sa technique d’investigation est toute autre : pour trouver la solution aux énigmes qui s’offrent à lui, Arjuna Banerjee a besoin de rêver.

Bien entendu, les rêves dont il est question ici sont d’un genre très particulier. En fait, il s’agirait davantage d’une technique de transe, extrêmement codifiée et ritualisée. Quand Arjuna Banerjee sent qu’il possède tous les éléments nécessaires à la compréhension d’un mystère, mais qu’il est incapable de les mettre en ordre, il demande à son assistant de l’aider à plonger dans un sommeil artificiel. Pendant toute la durée du sommeil, l’assistant est aussi son gardien. En effet, la transe ne doit pas durer plus de 26 minutes ; sans quoi, Arjuna Banerjee court le risque de rester prisonnier du monde des rêves – en esprit, du moins. Dans notre univers physique, cela se traduirait par un coma et, à terme, une mort cérébrale.

Arjuna Banerjee est originaire d’Inde, et c’est de son pays natal que lui viennent les nombreuses techniques qu’il pratique au cours de ses investigations. Toutefois, le détective n’aime guère parler de lui, et reste très secret quant aux raisons qui l’ont amené à fuir l’Inde pour s’installer en Angleterre.

L’inspiration

Un mot de l’auteur

Arjuna Banerjee m’a été physiquement inspiré par le philosophe Jiddu Krishnamurti dans ses jeunes années.

La ressemblance s’arrête là puisqu’à ma connaissance, Krishnamurti n’était passé maître dans aucune discipline occulte (si ce n’est celle qui consiste à penser les choses en profondeur). J’ai en revanche regardé beaucoup de vidéos où on le voit s’exprimer – plutôt à la fin de sa vie – afin de m’imprégner de sa gestuelle, de son débit… et aussi de son humour (car il en avait !).

Son prénom provient en ligne droite du Mahābhārata : Arjuna y est le plus grand guerrier de l’univers. Quant à Banerjee, c’est un clin d’oeil à un génial musicien indien, Nikhil Banerjee (1931-1986), à qui l’on doit des ragas splendides.