Christopher Carandini était une étoile montante de l’investigation journalistique jusqu’à ce que sa carrière, encore toute jeune, ne connaisse un coup d’arrêt brutal durant une enquête un peu trop audacieuse. C’est que l’on ne peut pas s’attaquer à n’importe qui impunément ! Et lorsque le roman débute, Christopher vient de l’apprendre à ses dépens.

Courageux, astucieux et dynamique (avec un sens de l’humour tout à fait dans la moyenne britannique), Christopher n’a pas peur de fouiner là où cela dérange. Plutôt ouvert d’esprit, il a toutefois beaucoup de mal à déterminer si Arjuna Banerjee possède vraiment des pouvoirs occultes… ou s’il se moque gentiment de lui. Quoi qu’il en soit, devenir son assistant lui permet de renouer avec ses enquêtes ; et même si les salles de presse lui manquent, voilà qui compense un peu la frustration d’avoir été éloigné de sa vocation première.

Ses proches l’appellent « Toph », mais Arjuna Banerjee, son employeur, préfère utiliser son prénom complet.

L’inspiration

Un mot de l’auteur

Le nom « Christopher Carandini » ne tombe pas du ciel. C’est un détail que seuls les initiés connaissent d’ordinaire, mais l’acteur anglais Christopher Lee – tout récemment décédé et connu pour son interprétation de Dracula dans les films de la Hammer (avant de connaître une nouvelle gloire très tardive avec la deuxième trilogie Star Wars et Le Seigneur des Anneaux) – était en fait à moitié italien. Sa mère était une comtesse italienne du nom de… Carandini. Il s’agit donc d’un petit hommage de ma part à cet acteur au charisme incroyable.

Christopher Lee dans sa jeunesse

Christopher Lee dans sa jeunesse

L’idée d’un personnage anglo-italien m’était du reste venue du film Le Limier de Joseph Mankiewicz, et plus particulièrement de Milo Tindle « Tindolini » incarné par Michael Caine. Petit secret : il m’est déjà arrivé, en tant que journaliste, de prendre Tindolini comme nom de plume !

 

Michael Caine dans Le Limier.

Il y a d’ailleurs un point commun entre Christopher Lee et le personnage de Milo Tindolini. L’un des rôles les plus marquants du premier est celui de Lord Summerisle dans le démentiel Wicker Man, scénarisé par Anthony Shaffer… également auteur de la pièce Le Limier. Ce brave monsieur Schaffer (frère jumeau de Peter Shaffer, auteur pour sa part des pièces Amadeus ou Equus) est une réelle inspiration pour moi : j’espère qu’on retrouve un peu de sa folie dans Le dernier Songe de Lord Scriven.